Prenez votre place sur la route. Vous avez tout à fait le droit d’être en train de rouler à vélo, vous pouvez prendre la même place que toute autre personne (voir Code de la Sécurité routière). Soyez le plus à droite possible, sans être collé contre les portières ni contre les trottoirs. Adoptez une «position défensive».
La position défensive ne signifie pas être au milieu de la voie, mais convenablement à droite, «là où vos roues ont la meilleure adhérence. En étant à un «obstacle» à contourner, vous forcez l’auto qui vous suit : 1) à ralentir, 2) à observer un temps d’arrêt avant de vous dépasser. C’est cela que vous recherchez : la reconnaissance de votre présence.
Vous avez sûrement déjà expérimenté cela : lorsque vous êtes sur une petite rue, la voiture qui vous suit vous dépasse plus lentement. Lorsqu’un conducteur peut vous dépasser sans ralentir, parce que vous êtes, par exemple sur la rue Jean Talon, il ne ralentit pas et plutôt accélère. C’est bien dommage et c’est pour cela que des infrastructures d’apaisement de la circulation sont nécessaires et si efficaces. Et manquent tellement encore dans nos villes…
En hiver, en vous tenant plus à gauche sur la chaussée, vous évitez les plaques de glace, vous évitez les saletés du bord de chaussée et surtout surtout, vous adoptez une position de défense majeure !
Le seul embêtement à signaler, ce sont les agressions à coup de klaxon. Tout ce que l’on peut dire c’est que ça s’améliore avec le temps et que vu le nombre croissant de personnes qui choisissent de continuer à rouler en hiver, ça continuera à s’améliorer.
En cas de comportements agressifs, surtout laissez aller. Arrêtez-vous à un endroit sûr et ne perdez pas d’énergie. Laissez les cons se mettre en colère, c’est eux qui perdent et perdront toujours.
«Defensive positionning (…) keeps the cyclist away from opening car doors – ensures that he’s seen by the vehicle ahead and encourages drivers to pass him correctly – allows for greater vision and manoeuverability».«Defensive riding techniques», Peter Johnson & Tony Hansen, Film Australia, 1976.
Pour terminer, si vous vous gardez plus d’espace pour manœuvrer, vous augmentez votre capacité à réagir promptement et sûrement en cas de nécessité. C’est «se ménager une issue».
Garder sa ligne
Un des principe de la conduite préventive, c’est d’être «prévisible». On se rend prévisible lorsque l’on est bien vu, bien identifié et que l’on garde une progression linéaire.
Il faut à tout prix éviter d’imiter le poissons qui fraye en sa rivière. Conservez votre position, avant, dans et après les intersections : roulez en ligne droite, au même endroit. N’allez pas sur les cotés pour revenir ensuite au milieu de la route.
De même, si vous souhaitez éviter un trou, regardez par dessus votre épaule ou dans votre rétroviseur avant de faire un écart.

Être visible
Il est très important d’être vu et de voir. Grâce à votre position défensive, vous devenez plus visible. Il n’empêche que des éléments réfléchissants, des habits colorés ou un casque coloré ou blanc vous donne l’avantage d’être «une tâche colorée en mouvement». C’est toujours mieux pour requérir l’attention des automobilistes.
La nuit, le soir ou durant les conditions climatiques plus difficiles, éclairez-vous ! S’il vous plait ! Nous voyons encore trop de cyclistes complètement dans le noir, un soir de novembre où il pleut… La visibilité des conducteurs d’auto est déjà tellement mauvaise et vous ne faites rien pour les aider !
Votre sécurité passe par des lumières puissantes et convaincantes. À l’avant et à l’arrière.
Communiquer
Si on indique ses intentions clairement, on se prémunit de mauvaises surprises et on déstresse les conducteurs. Sortir les bras n’est cependant pas toujours évident pour tout le monde. On pense aux parents avec des vélos cargo ou bien encore des cyclistes hivernaux.
Le coup d’oeil peut vous aider. Le coup d’oeil par-dessus l’épaule signale à un conducteur attentif que vous cherchez à aller vers la gauche ou la droite. Soyez ainsi le plus ostensible ! Le contact visuel est aussi primordial et aide les deux parties. Cherchez toujours à établir un contact visuel pour vous assurer que les personnes au volant vous ont vu. Un excellent moyen d’avoir un bon contact visuel et de faire un grand sourire !
La route ne se «partage pas». Elle n’appartient pas plus aux automobilistes qu’aux cyclistes. Une voie de déplacement est un service décidé par la société en son ensemble et qui appartient ainsi à tous. Nous cyclistes, avons autant le droit de possession et d’usage de la route. Cependant, nous avons notre part de responsabilité pour que tout se passe au mieux. Avoir un comportement raisonnable et cordial semble être l’un des moyens les plus sûrs pour arriver à être sur la route tous ensemble, agréablement.
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