Allison Greenlee est une militante de la Coalition Vélo de la Silicon Valley (SVBC ci-dessous). Elle a écrit un texte simple et marquant témoignant de son expérience avec les vélos électriques. Elle qui méprisait quelque peu cette catégorie de vélos, s’est rendue compte de leur potentiel magistral, à savoir, faire tomber une à une les mauvaises excuses et remplacer la voiture par le vélo. Une excellente opportunité de vivre plus sainement et plus écologiquement.
Elle nous a gentiment autorisé à publier, traduire et diffuser son texte. Le voici.
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Je souhaite ici avouer publiquement mes anciens préjugés à propos des vélos électriques. J’ai souvent questionné la place des soi-disant «vélos» électriques parmi le monde cycliste… je suis en voie de guérison, une ancienne sceptique. Voilà, je l’avoue et je me repens.
J’adore les vélos. J’adore regarder des vélos, en posséder, les entretenir, les dessiner… vous voyez le topo. Aussi loin que je me souvienne, j’ai fait du vélo. Enfant, j’étais motivée par la liberté et le plaisir que ça me procurait. Adulte, je roule à vélo pour mon loisir, afin d’apaiser mon esprit, pour des raisons écologistes et parce que ça me permet de faire plusieurs choses en même temps, comme par exemple me maintenir en forme tout en me rendant au travail. Ah la fierté de se pointer au travail avec ce lustre de sueur et ces quadriceps découpés au couteau !
Ça en fait des «mauvaises excuses», qui malheureusement emportent la décision régulièrement.
Cependant, est-ce que je me déplace tout le temps en vélo ? Aussi souvent que je le pourrais ? Aussi souvent que je le devrais ? La réponse est non. Certains matins, la paresse l’emporte. D’autres fois, j’ai trop de -littéralement- valises, ou encore, je dois me rendre à tel ou tel endroit après le travail. Et enfin, il y a des jours où je suis fatiguée à 17h et m’activer pendant une heure ne me tente tout simplement pas. Ça en fait une somme de «mauvaises excuses», qui malheureusement emportent la décision régulièrement.
Notre objectif à la coalition SVBC est de sortir plus d’arrière-trains hors des habitacles automobiles et de les installer sur des selles de vélo. Je crois en cette mission et je travaille fort chaque jour afin de convaincre plus de gens à utiliser des modes de déplacements sains. Facile alors de vous imaginer mes cas de conscience issus de mes contradictions lorsque je décide de conduire pour me rendre au travail.
M’engager à laisser de côté la voiture et utiliser plus le vélo pour ce faire est un défi que je comprends et vis pleinement. Certains jours je n’ai tout simplement pas l’énergie pour pédaler un déplacement de 50 kilomètres. Compréhensible, non ?
Pédaler avec assistance n’est pas une tricherie. C’est plutôt brillant, en fait.
J’ai essayé un vélo électrique pour la première fois à Seattle, sur un vélo en partage. Sans attente et plongeant dans l’inconnu, j’ai poussé sur les pédales et ai immédiatement ressenti cet élan initial au démarrage. Je dois vous l’avouer, ça m’a enivré ! Ce fut une balade rapide et une manière plaisante de découvrir la ville. Lors de mes déplacements suivants à Denver et NY, je me suis surprise à chercher ces vélos électriques parmi la flotte de Bixi. Monter et descendre en «roue-libre», presque sans effort le pont de Brooklyn fut enthousiasmant. Je crois que c’est là que tout a changé dans ma vision du vélo électrique.
Bien que je possède et chérisse déjà quelques autres vélos, j’ai commencé à considérer l’achat d’un vélo électrique. Je devais encore faire face à quelques objections mentales – mes propres opinons naives sur le sujet – qui pouvaient se traduire comme suit : «un vélo, ça avance grâce aux mollets» ; «non mais quel est le rapport entre un vélo électrique et un vélo ? aucun. » ; «c’est de la triche». Je me rends compte alors que j’écris ces lignes à quel point ces opinions sont teintées d’ingénuité. Tricher ? Par rapport à quoi ? Le navettage quotidien n’est pas une course. Et à moins que vous ne soyez un pro, faire du vélo n’est pas faire la course ! Pédaler avec assistance n’est pas une tricherie. C’est plutôt brillant en fait.
Vous voyez où je veux en venir. Je suis désormais la fière propriétaire d’un vélo électrique et j’adore ça. J’ai fait beaucoup de recherches et d’essais avant de trouver le meilleur VAE pour mes besoins. Il est polyvalent. Il est compact et puissant, capable de beaucoup. J’ai voulu quelque chose qui puisse porter mes valises. J’ai souhaité un petit coup de pouce pour «remorquer» Elaeann notre mascotte canine de 90 livres…
J’ai fait la grande première la semaine dernière et laissez-moi vous dire que ça change le cours de l’existence !
J’ai fait la grande première la semaine dernière et laissez-moi vous dire que ça change le cours de l’existence ! C’est un plaisir et cette satanée côte dans le dernier kilomètre avant d’arriver à la maison ? Sans suer… Ok, un petit peu, mais plutôt une sueur bénie, emplie de fierté !
Pour conclure, je me suis rendue compte que mon orgueil n’avait pas lieu d’être : se déplacer au quotidien à vélo ne doit pas être un sport. Je ne suis pas moins cycliste à cause de mon assistance électrique. J’ai remis en cause mes préjugés et aujourd’hui, je remets en cause mes excuses !
Les vélos électriques changent les règles du jeu et je suis impatiente de voir de plus en plus de gens remettre en cause leurs mauvaises excuses.
Lire d’autres témoignages :
«Chronique d’un essai de vélo électrique»
«0-32 km/h en un coup de pédale»
Découvrir notre offre de vélos électriques
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Acknowledging My (E)Bias about E-Bikes
I want to publicly acknowledge my former bias about e-bikes. I am a recovering judger, a non-believer, and I even questioned the legitimacy of e-bikes amongst ‘real’ bikes. There, I’ve said it and I’m sorry.
I love bicycles. I love looking at bicycles, owning bicycles, working on bicycles, drawing bicycles – you get the picture. And, I’ve ridden bicycles for as long as I remember. As a kid, my motives were driven by freedom and fun. As an adult, I ride for recreation, peace of mind, environmental reasons and it allows me to multitask – I get a work out in while commuting to and from work. Oh, the pride of showing up at work with that sweaty glow and firmer quads!
But, do I bike commute everyday or as often as I could? No. Some mornings I’m lazy. Some days I have more baggage (literally). Some days I have errands after work. And, some days I’m tired at five o’clock and I don’t want to work out for an hour. This adds up to a whole lot of convenient excuses and sadly, convenience often wins.
Our goal at SVBC is to get more butts out of cars and onto bikes. I firmly believe in our mission and work hard everyday to encourage more people to use healthy transportation. Imagine the internal friction I have when I drive to work! Committing to ditch the car and use the bicycle more often is a challenge I can relate to. Some days I just don’t have the energy to commit to a 25 mile bike commute – am I right?!
I first rode an e-bike in Seattle when I hopped on a bike share pedal assist. Not knowing what to expect, I pushed on the crank and felt that initial little boost. I gotta admit, the boost made me a bit giddy, it was a zippy ride and a fun way to explore a city. My next trips took me to Denver and New York where I found myself actually looking for a pedal assist amongst their shared fleets. Cruising almost effortlessly up and over the Brooklyn Bridge was gleeful. I’ll consider this my tipping point.
Despite already owning several beloved bikes, I began considering adding an e-bike to my own fleet. But, here’s what I was up against – my own naive opinions about e-bikes which looked like this: ‘bikes are for riding – by human generated power’. ‘what’s the point of an e-bike, it’s not really biking’. ‘it’s kind of cheating, isn’t it?’ I cringe as I write this because my thoughts look super ignorant in writing. Hahaha – cheating what?! Commuting isn’t a race. And, unless you’re racing, riding a bike isn’t a race. Riding an e-bike is not cheating. It’s quite brilliant, actually.
You know where this is going. I am now the proud owner of an e-bike and I love it. I did a lot of research and test riding before I committed to the purchase and I now own the best e-bike for my needs and wants. It’s versatile. It’s compact. It’s tidy but mighty. I sought something that would allow me to haul my baggage. I wanted a little assistance while towing our 90 pound office dog, Eleanor, to work in her trailer. I had my inaugural commute last week and let me tell you, this is a game changer. It’s a pleasure to ride. And that bloody hill in the last mile just before arriving home? No sweat. Ok, there is sweat, but it’s a blissful sweat.
In summary, I realized it was my ego getting in the way – bike commuting does not have to be an endurance sport. I am no less a bicyclist because of my e-boost. I challenged my bias and now I will challenge my excuses. E-bikes are a game changer and I look forward to seeing more and more people embrace the opportunity to challenge their own excuses.