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Un enfant, une voiture. C’est une équation répandue parmi la population montréalaise, et plus globalement, parmi le monde occidental. Mettre un enfant au monde, c’est une responsabilité qui pèse de tout son poids sur le quotidien et les déplacements des parents. Garderie ou famille ne sont pas toujours à quelques minutes de marche, le panier de l’épicerie grossit, la poussette ne se porte pas sur les épaules, un enfant ne marche pas vite, etc.… Autant de raisons de se persuader qu’une voiture est une nécessité.

Certains parents restent pourtant à l’écart de la tentation de la pétro-mobilité. Ce sont des cyclistes convaincus, au mode de vie volontairement plus simple, plus libre, moins coûteux et respectueux de l’environnement. Lorsque beaucoup choisissent d’infléchir leurs convictions et ferment les yeux sur leurs renoncements, eux refusent l’abdication. Ils continuent à rouler en vélo l’année longue, beau temps mauvais temps, passant à travers les quatre saisons du Québec. Ils sont des preuves vivantes et inspirantes que cela est possible, sécuritaire, pas si difficile et sacrément enthousiasmant.

Avoir un enfant ne devait pas modifier leurs habitudes

Lucie et Mathieu sont heureux. Depuis deux ans, leur petite fille Lila emplit leurs vies de sourires et de surprises. Ils dégagent une aura de dynamisme et de sérénité. Lucie a beaucoup voyagé en tant que danseuse contemporaine. Depuis quelques temps, elle cherche d’autres hauteurs et s’élève pour devenir maitre-charpentier. Mathieu est chef de la cuisine du Robin des Bois, célèbre restaurant du boulevard Saint-Laurent, où il est démontré tous les soirs que l’esprit d’entreprise et d’initiative n’est pas incompatible avec celui de solidarité et de partage.

Etienne et Raphaëlle sont les parents d’Albert, «grand» petit bonhomme de quatre ans. Etienne est copropriétaire de Dumoulin Bicyclettes. Il est passionné par le vélo. Il a une foi chevillée au corps, le deux-roues (ou trois !) est LA solution pour rendre nos villes plus saines et agréables à vivre, moins endettées envers les générations à venir.

Ces deux couples ont en commun un mode de vie alternatif, basé essentiellement sur le vélo. Ils n’ont pas de voiture. Ils ont mieux : un Nihola !

Pour eux tous, avoir un enfant ne devait pas modifier leurs habitudes. Lucie aurait été frustrée au volant d’une auto ou dans les transports en commun. Mathieu se serait senti moins à sa place dans la société. Il fallait à Etienne trouver un moyen de conduire Albert à la garderie et aller travailler durant l’hiver, en toute sécurité.

Il existe bien des vélos cargo. Des longs, des compacts, des deux-roues avec une boite devant soi. Afin de s’assurer de pouvoir rouler en tout temps confortablement et avec le plus de sécurité possible, ils ont opté pour un triporteur… une grosse boite sur trois roues, avec un banc pour le petit et un toit pour le protéger des intempéries. Et de la place, beaucoup, pour les charges du quotidien. Solution simple, mais encore fallait-il trouver le bon produit et concrétiser son achat.

La lumière vint du Danemark, comme souvent en matière de vélo de transport. Un Nihola était la solution qui s’imposait d’elle-même : un vélo fiable, pas trop lourd, capable d’embarquer jusqu’à deux enfants. La caisse est située assez bas ce qui répartit mieux le poids. La direction est indépendante rendant le vélo maniable et «agile». Pas si large que cela, le Nihola peut se rouler en toute quiétude sur le côté de la route, sans donner l’impression de prendre toute la place. Un triporteur de classe, tout simplement beau par son esthétique et sa fonction. Le coup de foudre pour Lucie. L’envie d’avoir un enfant confirmée par cette possibilité-là, vue dans la rue, un jour qu’elle passait près du Café Falco (son propriétaire fut l’un des premiers si ce n’est le premier à Montréal à rouler un Nihola).

«Une grossesse dure neuf mois. C’est parfait pour faire la gestation d’un projet d’achat de Nihola !», Lucie.

Passés les premiers enthousiasmes, Mathieu et Lucie ont étudié les possibilités et le budget impliqué. Avec rationalité, ils ont peu à peu préparé leur coup. Ils ont rendu visite à Etienne, qui a volontiers prêté son Nihola pour un essai routier. Selon Lucie et Mathieu, un an de transport en commun leur aurait couté à deux aux environs de 1700 $. Communauto en plus pour les épiceries et autres courses connexes. L’abonnement au gym obligatoire pour expier leur amour de la bonne bouffe, plusieurs centaines de dollars ! Évidemment, une voiture d’occasion aurait pu faire l’affaire… Mais compter des litres d’essence, les assurances, l’immatriculation, les frais inattendus, les embouteillages, toutes ces choses afférentes à la propriété d’une voiture aurait brisé leur moral. Non, après bien des incertitudes, des hauts et des bas, l’affaire fut entendue. Ce serait un Nihola. Lila pouvait arriver, elle n’aurait pas sur sa tête le poids et la responsabilité d’une auto de plus sur la route.

Que font ces gens avec leur vélo ?

La même chose que toutes les autres familles : ils conduisent leurs enfants à la garderie. Ils vont au travail, à l’épicerie. Ils remplissent leur «coffre» de bocaux de cornichons, de fruits et de légumes au Marché Jean Talon.

Ils déménagent des vélos en boîte de l’entrepôt au magasin. Ils cherchent de la bière et leurs amis pour passer de belles soirées «hockey». Ils offrent des «lifts» à des collègues en fin de soirée.

Ils transportent des fleurs pour le jardin, un sapin de Noël, des chaises ou des matériaux de construction, la machine à coudre… Tout cela grâce à leur pick-up propre, à énergie humaine. Les rendant forts et en santé, les positionnant là où ils le veulent dans notre société.

Oui, ils sont forts. Ils ne vous diront pas le contraire : faire tout cela en triporteur, ça muscle les mollets et fait pomper la patate ! Ça rosit les joues et forge le courage. Surtout lorsque la neige est de la partie, ou qu’il faut descendre la ville et la remonter plus tard.

Ils sont organisés aussi : par exemple, Mathieu et Lucie peuvent toujours compter sur un vélo barré à la garderie, pour échanger de monture et se rendre plus vite à leurs destinations. Ils sont conscients qu’ils attirent les regards, les interrogations. Ils répondent. Ils sont responsables. Ils patientent aux lumières et laissent passer les automobilistes courtois. Ils se montrent exemplaires.

Ils transportent leurs enfants.

En toute sécurité. Comment pourrait-on prétendre le contraire lorsque Lucie, souriante et convaincue, rappelle à qui en douterait que sa fille est protégée des basses températures, qu’elle peut la voir en tout temps, savoir si elle pleure ou elle rit, qu’elle peut s’arrêter n’importe où, régler la situation du doudou tombé, de la suce à donner, du câlin pour rassurer ? Et ce, sans jamais mettre en danger sa fille ni personne d’autre.

«Au contraire, dans une voiture, tu te retournes, tu regardes ta fille, et boum !…»

Le Nihola vit dehors. Et c’est un vélo qui vit bien dehors. Dans la cour ou sous le balcon, sous une bâche. Il se gare bien également. Lucie et Mathieu n’ont jamais éprouvé de difficulté à le stationner, même sur le Plateau ou en centre-ville. S’ils ne se faufilent plus entre les voitures, ces parents ont apprivoisé leur engin et en apprécient la fiabilité, la qualité de la mécanique et des accessoires. Etienne touche du bois, il n’a jamais eu de crevaison en deux ans et demi, merci les Marathon Plus ! Ils sentent que c’est un bon vélo, solide et durable, qui répond présent lorsque nécessaire, et qui ne coute pas vraiment plus cher qu’un vélo conventionnel à l’entretien.

Mode de vie vélo cargo, témoignages

Un avant-goût inspirant de l’alternative

Si vous les croisez sur la route, tout sourire ou un peu rosis par l’effort. Sans retirer le casque, vous pourrez leur donner le chapeau, ou tout simplement les saluer cordialement. En retour, vous aurez un avant-gout inspirant de l’alternative et de ce à quoi pourrait ressembler la vie, la vôtre ou celles de dizaines de familles heureuses et cyclistes, enthousiastes, authentiques et humaines.

Dumoulin Bicyclettes encourage ces familles. Avec fierté, nous pouvons dire que nous sommes devenus les seuls fournisseurs officiels du triporteur de référence dans le monde cycliste. Cette année, nous pourrons offrir les Nihola à toutes les familles volontaires et enthousiastes, n’ayant pas peur de s’engager à fond dans l’alternative.

N’hésitez pas à nous contacter pour toutes vos questions, nous prendrons le temps de vous rencontrer et d’y répondre, de vous le faire essayer, de vous parler encore et toujours plus de ces visions romantico-pragmatiques qui sont les nôtres et celles des gens de bonne volonté !

MERCI à Mathieu et Lucie pour leur collaboration, leur enthousiasme et leur générosité.

Merci à Etienne et Raphaëlle.

Merci à Lila et Albert !

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