Joanne est conseillère chez Dumoulin Bicyclettes. Militante vélo, docteur es «taxonomie», maman avec – comme elle nous l’écrivait dans son CV – «un petit truc pour le vélo cargo». Nous avons eu beaucoup de plaisir à partager cette saison avec elle. À son tour de témoigner à propos de son expérience au sein de l’entreprise Dumoulin Bicyclettes !
Joanne, peux-tu nous brosser un auto-portrait ?
Je m’appelle Joanne, j’ai deux enfants et j’ai terminé récemment mon doctorat en Sciences de l’information et communication. Je me déplace en vélo car nous n’avons pas de voiture et c’est notre choix ! Pour moi, c’est la réponse que nous devons proposer pour relever les défis environnementaux immédiats et ne pas aggraver les problèmes pour le futur.
J’ai travaillé pendant longtemps dans le service à la clientèle : de la boulangerie à la vente de téléphones cellulaires en passant par une agence de photo. J’ai fait deux trois autres choses aussi, mais surtout, j’ai beaucoup travaillé sur ma thèse, entre la France et Montréal. Je suis très heureuse de pouvoir maintenant d’y établir notre famille.
J’ai milité à Montpellier et Lyon (France) pour promouvoir le transport actif en ville, pour améliorer les infrastructures et oeuvrer à la reconnaissance du vélo comme moyen de transport. Ça fait partie intégrante de mon caractère et de mon identité.
Me déplacer en vélo cargo, c’est la liberté. C’est répondre sans contradiction, sans compromission à la problématique du déplacement individuel et familial. C’est être mobile, sans hésiter, en sécurité. J’ai eu un Tern GSD puis un Tern HSD qui m’a malheureusement été volé en France, et j’ai « rencontré » Dumoulin Bicyclettes pour l’achat de mon Yuba Kombi. J’ai aimé mon expérience en tant que cliente, j’ai été en confiance et j’ai ainsi postulé lorsque j’ai vu que Dumoulin cherchait de l’aide.
Quelles ont été tes motivations à choisir Dumoulin ?
La confiance que j’ai pu ressentir dans mon expérience cliente a été encourageante. J’avais déjà une bonne expérience et même une expertise vélo cargo. Je connaissais ça. Les infos que je recevais de la part du conseiller concordaient et ça a été vraiment important dans mes décisions d’achats et plus tard pour travailler avec cette équipe.
La boutique est belle et vivante, lumineuse, c’est un lieu inspirant et ça a aussi aidé à postuler ici.
J’ai eu un suivi rapide lors de ma candidature : on m’a répondu rapidement et cordialement, puis on a pu se rencontrer lors d’un entretien préparé et agréable. Toutes les « premières » impressions se sont donc révélées positives.
Comment tes premiers jours se sont-ils passés ?
Très bien. J’ai eu un accueil cordial et un accompagnement personnalisé qui a été super. J’ai pu plonger avec confiance dans ce milieu où les connaissances techniques peuvent parfois effrayer et décourager.
Les collègues ont été bienveillants : ils ne se sont pas attardés à mon manque de connaissances mécaniques par exemple, au contraire. Ils m’apportaient de l’aide, sans jugement. Autre exemple ils m’aidaient volontiers à descendre des vélos des crochets – c’est pas que je ne suis pas capable, mais ça prenait un apprentissage : ce fut une aide apportée sans mépris ou dédain.
La moindre des choses me direz-vous… mais même les gestes les plus humbles doivent être soulignés. Le «ça-va-de-soi» n’est pas toujours partagé partout.
Mon « manque » de connaissances pour les tailles des pneus, les termes du vélo, les explications théoriques des ressentis des cyclistes, ça n’a pas été un blocage pour personne. Je l’ai ressenti comme une frustration personnelle, mais pas un problème pour l’entreprise ou les clients. J’apportais autre chose et je sentais que j’étais accueillie pour cette autre chose, unique.
Quelles sont tes tâches ? Que dois-tu faire au quotidien en tant que conseillère chez Dumoulin Bicyclettes ?
M’assurer que les besoins immédiats des clientes et clients sont comblés, couverts. Nettoyer et « entretenir » la boutique, les surfaces de comptoir, mettre en marché les produits, répondre aux courriels et aux coups de téléphone, accueillir les gens.
Concrètement, cela signifie qu’il faut s’approprier les problématiques différentes des clients : j’adore les vélos cargo, mais tous les cyclistes de Montréal ne sont pas sur des vélos cargo ! Nous servons une clientèle diverse et il faut donc écouter, poser des questions pour bien comprendre et aller au bout du service à la clientèle pour bien remplir son rôle.
J’ai été contente de pouvoir apporter ma pierre à l’édifice à bien des égards. Améliorer la gestion des courriels pour simplifier le travail de l’équipe, par exemple. C’était vraiment dans mes cordes et je dirais, c’était ma spécialité en tant que docteure en Information ! C’est ça aussi qui est le fun à travailler dans une petite structure : tu peux t’approprier des tâches nouvelles, qui ne sont pas forcément explicitement décrite dans ta description de poste mais qui vont améliorer le service ou le travail pour tout le monde. J’ai senti que je pouvais apporter cela et qu’il y avait une vraie ouverture du côté de l’équipe et de la direction de l’équipe.

Répondre au téléphone, envoyer des courriels, accueillir les clients… toujours avec le sourire radieux.
Quelles sont tes satisfactions ? Tes plaisirs ou tes fiertés ?
L’accueil des enfants, des familles. Pour rassurer, orienter, partager mon expérience et l’expertise que nous avons. Les familles peuvent se reposer sur nous pour leurs choix, sentir que l’on fait une différence en aidant selon les problématiques exprimées.
Bien ajuster le casque d’un enfant, expliquer à un parent comment le faire plus tard. S’assurer de la bonne taille d’un casque avec un néo-navetteur (commuter), expliquer, renseigner, rassurer, confirmer. C’est une fierté de se sentir à la hauteur des attentes des clients.
Plus généralement, c’est un plaisir pour moi, en tant que militante vélo, de parler aux adultes des déplacements cyclistes, de vélo cargo, de planter des graines dans les esprits pour convaincre encore et toujours que le vélo comme moyen de déplacement est une conviction qui solutionne bien des problèmes !
Placer mes convictions au cœur de mon travail, faire passer le message et l’exprimer, rencontrer tous les jours des personnes qui ont l’oreille attentive pour cela, qui partagent ces convictions, c’est très plaisant pour moi !
Il faut toujours remettre ses convictions sur la table : même dans un magasin comme Dumoulin. Convaincre que le vélo n’est pas qu’un loisir, réaffirmer que le vélo n’est pas un truc à 20$ qu’on accepte de ne pas aimer, de trouver inconfortable et lent, qu’on accepte de se faire voler, même ici, c’est un défi qu’il faut relever ! Ça me plait de toujours réaffirmer que le vélo permet de se réapproprier le quotidien et de l’humaniser. Et vraiment, les gens que l’on accueille sont agréables, gentils, sans violence et sans trop d’impatience : c’est cool.
Quels avantages retires-tu de ton expérience à date?
J’ai pu essayer plus de vélos cargo (mes enfants et mon mari aussi)! Vraiment top !
Généralement aussi, j’ai appris énormément sur les accessoires, les pièces mécaniques, mais aussi sur les points importants d’un vélo… les roues, les points de contact, etc…
J’aime aussi pas mal de pouvoir profiter de prix employés pour le vélo ! C’est un cercle vertueux de remettre sa paie dans sa boutique! Enfin, ça permet bien des choses pour moi qui a mis le vélo au cœur des priorités de ma famille.
Être une femme dans le monde du vélo, c’est comment ?
C’est être un peu décalée, mais à ma place. Une place trop étroite encore. Je ne me sens pas exclue en tant que maman vélo cargo, mais je n’étais pas non plus forcément dans le même groupe. Je ne fais pas de vélo de montagne, pas de vélo de route, pas de vélo de gravelle alors… il y avait un peu une différence dans les intérêts. Ou même sur les vélos, je n’arrivais à parler des mêmes choses. Il faut que je propose une sortie en vélo cargo à tous les collègues !
Le but de ce témoignage est aussi d’encourager toutes celles qui pourraient se sentir interpellées par les offres d’emploi de venir nous rejoindre. Plus de femmes dans le monde du vélo, ça aidera tous les client(e)s.
Quels conseils donnerais-tu à une candidate qui hésite ?
Y aller ! Si elle se reconnait dans les valeurs, dans la proposition de Dumoulin il faut foncer ! Des idées ? Faut y aller ! Dumoulin Bicyclettes a besoin d’elle. Le monde du vélo a besoin d’elle ! Il y a une connivence avec les femmes, une confiance, une reconnaissance… ce qui sort en ce moment sous le concept de « sororité » arrive aussi… donc «go» !
Pourquoi recommanderais-tu Dumoulin ?
Parce que c’est cool ! Si tu veux travailler dans le vélo, c’est là qu’il faut être ! Tu es bien entourée, on te souhaite bonne chance et de l’autonomie tout en t’aidant toujours. On te fait confiance.
Les produits sont bons. L’atelier est super et l’équipe aussi.
Dumoulin Bicyclettes est toujours à la recherche de talents pour compléter l’équipe. Mécanicien(ne), conseillère ou conseiller, et bien d’autres tâches sont à faire. N’hésitez jamais à nous apporter un CV ou à nous faire savoir votre intérêt en nous contactant !
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